###A partir de maintenant, tu n'es plus dans le même monde. Tu es dans un tout autre univers. Le mien. Oublie tout ce que tu connais. Prend ma main, ferme les yeux et suis moi. Je vais te le faire découvrir. ##

###A partir de maintenant, tu n'es plus dans le même monde. Tu es dans un tout autre univers. Le mien. Oublie tout ce que tu connais. Prend ma main, ferme les yeux et suis moi. Je vais te le faire découvrir. ##
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__Welcome ________________________ Bienvenue_______________________ Welcome

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Ici, bientôt va naître une nouvelle histoire . Vous trouverez le prologue sur l'article suivant !
Néanmoins, avant cela, je vous invite à découvrir d'autres histoires que j'ai écrite. Elles sont courtes, et donc rapides à lire ! ;) C'est juste là : Eclat-de-sentiments .

Pour les anciens lecteurs, oui ma dernière fiction a été supprimée. Je l'a trouvé vraiment nulle.
Aujourd'hui, c'est un nouveau départ.







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Nouveaux Personnages , Nouvelle Histoire, Nouveaux Tourments .

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Lire, c'est s'évader.
Lire, c'est oublier ce quotidien qui nous écrase.

Lire, c'est respirer.









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-------- Silence ! Je liis ... Révélation :D
Ce jour, 27 Octobre 2008, 20h47 : I Have finished Breaking Dawn --------
Je me suis forcée à le liire doucement car je voulais continuer de rêver à travers cet univers fascinant. Cela fait deux ans que je me suis plongée dans ce monde remplit de mythe et que je suis complètement accro a ces fabuleuses créatures qui le peuplent. Alors que je viens de finir Breaking Dawn, je prends vraiment conscience de combien ce livre m'attire. Certain me dise : " Mais ce n'est qu'un livre ! " Mais c'est là qu'ils se trompent. Ce n'est pas qu'un bouquin, banal, écrit à l'encre noire sur du papier blanc. C'est plus que ça ...


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# Posté le jeudi 21 août 2008 15:50

Modifié le samedi 12 septembre 2009 17:47

##Prologue [ 1 ]##

##Prologue [ 1 ]##

Voici une version de prologue pour le roman que je vais publier. La deuxième et version de départ est sur l'article suivant ^^ . Sachez qu'à la base, cette version du Prologue était une rédaction dont le sujet était :

A la manière du prologue d'Antigone, vous présenterez une pièce de théâtre ou un roman. Vous prendrez garde à bien impliquer les spectateurs .

Note : 15/20




" Avant toute chose, je tiens à vous donner un conseil primordial. Si vous êtes sensible, je vous conseille de finir de lire cette phrase et de fermer ce livre. Dans ces pages, vous ne trouverez pas de princesse, de pommes empoisonnées, ou encore des super héros avec leur cape et leur masque. Les personnages sont difficiles à comprendre, et ne sont que des intrus dans ce monde qui me plait. Tournez vous légèrement vers la gauche, oui c'est cela. Regardez bien. Que voyez vous ? Oui ! Très bien ! C'est bien une petite maison d'une banlieue américaine. Toutes se ressemblent, et pourtant c'est celle-ci que j'ai choisie de vous montrer. Pourquoi me demandez vous ? Oh mais tout simplement car dans ses murs vit une ... jeune adulte ? Adolescente ? Hum ... un peu les deux à la fois. Comment est-ce possible ? Et bien, tout d'abord elle s'appelle Alice. Alice comment ? Son nom de famille n'a pas beaucoup d'importance. Mais enfin si cela vous intéresse elle s'appelle Alice Marshall. Cette charmante maison est donc habitée par Alice et son père. Non pas de mère. Alice n'est pas, comme je vous l'aie dit précédemment, une adolescente comme les autres. Elle n'a pas eu la même enfance insouciante que les autres, elle n'appartient pas à la même espèce que les autres. Ne criez pas s'il vous plait, n'ayez pas peur. Ce n'est pas elle le monstre. Vous ai-je dit que cet univers est celui dans lequel nous sommes ? Non, bien sûr que non. Je ne me permettrais pas de vous mentir. Donc Alice n'est pas humaine. Sorcière comme Hermione ? Non. Elfe comme Arya ? Non plus. Vampire comme Rosalie ? Hum ... on se rapproche mes amis. Bon, je vous le dis puisque de toute façon, je ne pense pas qu'un quelconque film ou livre ait emprunté l'espèce de notre Alice. Ou si je me trompe, je vous en prie faite m'en part, si, si j'y tiens. Alice est un Hybride. Mi-vampire, Mi-humaine. Son père est humain, sa mère un démon. Elle est déchirée entre deux mondes. Ses ongles sont à force de creuser dans la terre boueuse de ce monde pour se faire un peu de place. Cette adolescente de 17 ans ne paraît pas sensible aux premiers abords, mais elle l'est plus que quiconque. On ne peut pas voir d'expression sur son visage, elle les cache. Elle est seule, terriblement seule. La solitude la ronge comme de l'acide. Elle n'a pas eu des années dans l'insouciance, mais elle a grandi dans la peur ; la peur de prendre une vie. Vous allez assister à cela. Certes, vous ne la verrez pas à ses 10 ans mais à ses 17 ans. Voilà, regardez une dernière fois la maison. Trois, deux, un, fermez les yeux... ne les ouvrez pas ! Attendez quelques secondes. Je vous dirais quand vous pourrez les rouvrir. Là ... oui devant vous. Vous voyez comme ce paysage est magnifique ? Simple ? Qui a osé dire cela ? Non, non Monsieur ! Ce paysage n'est pas banal enfin ! Regardez bien. Regardez tout. Vous voyez maintenant ? Ah ... vous reconnaissez enfin que cette clairière est sublime ! Ici, Alice va apprendre à contrôler ces deux parties d'elle même. Ici, Alice va passer tout son temps avec Kellan. Quelqu'un qui est comme elle. A 19 ans, il a déjà un peu plus dé vécu derrière lui, je conçois. Mais cela n'empêche pas qu'il va combler la solitude pesante d'Alice. Ce n'est pas son prince. Elle n'est pas une princesse. Ce qui se passe dans leur vie est bien trop cruel pour que cela appartienne à un conte de fée. Un lien unique et fort les unis. Il l'aime, elle l'aime. Mais leur amour pourrait bien causer leur perte. Bien, maintenant fermez les yeux, écoutez. Vous entendez ces rires ? Des rires magnifiques n'est-ce pas ? Ils sont le reflet d'un bonheur authentique. Et maintenant entendez vous ces pleurs ? Et ces hurlements ? Des cris à vous faire froid dans le dos. Ce sont Alice et Kellan, riant tout d'abord de bon c½ur et ensuite criant leur désarroi. Chut... silence ! Tendez l'oreille. Le carnage se rapproche. Ecoutez. Oui, ce sont des bruits de combats, des hurlements de douleur., des gémissements, des cris de victoire, de défaite. Ces personnes qui sont là en train de se battre ne sont pas les voyous du coin de la rue. Non, c'est bien plus grave que cela. C'est Alice et Julia, sa mère qui est revenue pour la détruire. Ou, la tuer. Pourquoi ? Oh, c'est assez compliqué. Pourquoi vous révéler toute l'histoire maintenant ? Un dernier cri retentit. Oui, le dernier. C'est celui d'Alice. Elle est peut-être morte, peut-être évanouie ; peut-être est-elle victorieuse de ce combat, peut-être pas.
Est-ce que tout cela est réel ? Pourquoi serait-ce irréel ? Alors ? Vous ne pouvez évidemment pas savoir si je ne vous apporte pas la réponse. Et si tout ce que je vous avais raconté n'était qu'un rêve d'une des personnes de l'histoire ? Rêve inquiétant vous ne trouvez pas ? Qui ferait un tel rêve ? Beaucoup, beaucoup de questions. Est-ce un monde qui existe ? A vous d'en juger. Laissez votre imagination faire ce pourquoi elle a été crée et laissez vous emporter aux travers de ces lignes, aux travers de ses mots, aux travers de ces phrases, aux travers de ces émotions. "




Qu'en pensez vous ? ^^

# Posté le jeudi 25 juin 2009 07:27

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 06:07

##Prologue [ 2 ]##

##Prologue [ 2 ]##














Voilà, la première version que j'ai écrite de Prologue. Mon Roman est déjà depuis un mois environs terminé et j'envisage d'écrire un tome 2 . Pour l'instant je vous laisse découvrir cette version. Et bientôt l'histoire pourra commencer =) .













Prologue :
Il y a des personnes qui ont de l'argent, qui ont une famille, qui sont heureux, qui n'ont pas vraiment de soucis, qui n'ont pas de problème d'identité. Ils savent ce qu'ils sont, ils savent de quoi ils sont capables. Ils savent quand ils vont déraper. Mais moi, je n'ai pas autant de chance. Mon histoire est difficile. Je ne devrais pas exister. Ce n'est pas un phénomène normal, un phénomène humain. J'en veux au monde, j'en veut à elle. J'en veux à eux. Eux qui ne devrait avoir le droit de vivre. D'ailleurs, la vie, la plupart des humains ne la comprennent pas vraiment. Et ils ne s'en rendent pas compte. Avec le recul de mon espèce – est-ce également une espèce lorsque l'on est le seul spécimen ? - je le remarque sans cesse. Les gens ne savent pas de quoi est constitué cette Terre. Ils ne se doutent pas une seconde de l'existence de l'abomination que représentait les démons appelés plus couramment les vampires. Tous les mythes racontés dans tous ses livres auxquels les humains se raccrochent sont, pour la majorité, complètement idiots. Et cela fait dix sept ans. Dix sept ans que je foule cette terre, cherchant désespérément ma place dans ce monde si naïf et futile.



Alors ? =p
Quel est votre version préférée ?
ps : Vous pensez quoi de cette photo ? =)

# Posté le vendredi 17 avril 2009 17:35

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 06:04

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Merci aux 19 prévenues


# Posté le mardi 21 juillet 2009 07:32

Modifié le mardi 27 octobre 2009 12:54

###Chapitre [ 1 ]###

###Chapitre [ 1 ]###
Il y a un départ à toute chose .



● " La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas. " Baudelaire . ●



Listen Say Hi To Your Mom - Blah Blah Blah





______Tout le monde fait des erreurs mais personne n'a fait l'erreur de mon père. Personne ne peut même l'imaginer. Son ex-femme, ma mère, était mauvaise. Tellement mauvaise. Elle à envoûter de je ne sais qu'elle façon mon père. Ce dernier était éperdument amoureux d'elle. Il l'aimait comme personne. Et ils m'ont conçu. Mon père savait ce qu'elle était, mais essayait d'oublier. Il était trop égoïste à cette époque pour comprendre ce que cette grossesse impliquait. Ma mère n'était pas humaine. Et il le savait, depuis le début. Mais il faisait comme ci tout était normal. Comme ci elle était normale. Un démon. Elle l'était. Aujourd'hui, on appellerait ce type de démon un vampire. Suceur de sang et tous ses mots qui puissent caractérisés l'horreur qu'elle incarnait. Une des descendantes du compte Vlad Drakula, ou Vlad Tepes. Selon les régions son nom changeait un peu ; mais sa nature restait la même. Animal, sanguinaire, avec en prime une âme corrompue par le diable. Elle était apparemment aussi l'unique descendante. Ce qui avait des conséquences et une raison à cette grossesse. Elle voulait perpétuée sa race, elle voulait que le démon se propage, avant qu'elle ne meure. Parce qu'elle était loin d'être éternelle, elle pouvait mourir d'un jour à l'autre. Elle n'était pas invulnérable, oh non. Elle vieillissait, jour après jour, année après année, figée jusqu'à sa perte dans ses 30 ans, en sachant que passé les 800 années de vie, les vampires devenaient de plus en plus vulnérable. Leur réflexes faiblissaient, identiquement pour leur force. Et le mot fin trônait à la fin de sa misérable existence. C'était certain. N'ayant sûrement pas le choix, elle avait conçu avec un être humain. Car pour elle, n'importe quel moyen assouvirait son désir. Peu l'importait si son enfant était à demi humain à demi démon. Elle s'en fichait autant qu'elle se fichait de mon père, autant qu'elle se fichait de ses victimes tant qu'elles lui servaient à se nourrir.


______Lorsqu'elle me mit au monde, si on appelait cela comme ça pour une telle atrocité ; mon père compris enfin ses prochaines intentions. Le tuer, pour garder sa progéniture. Alors un soir, alors qu'elle était partit se promener (disait-elle, mais mon père savait que la soif de sang était sa véritable raison de s'échapper ainsi), mon père fit ses bagages et partit, emportant avec lui son enfant. Il roula toute la nuit et une autre journée entière. Puis il prit l'avion et partit le plus loin possible de son ex-femme, de cette abomination. Il m'éleva comme un père normal. La nourriture humaine ne me suffisait pas entièrement. Il essayait de se rattraper dans l'erreur de sa vie. Qui n'était pas moi pour lui, c'était elle. Mais même si cela me rebutais, elle faisait partie de moi. Mon côté demi vampire était d'elle. A chaque fois que mon père me donnait un peu de son sang, j'avais peur. Peur de devenir incontrôlable. Peur de tuer. Peur de faire des victimes autour de moi. La simple odeur du sang ne me faisait rien mais de le voir me rendait hystérique. Folle. Dans un état de stress intense. Et je tremblais. Mon âme n'étant pas corrompue, je gardais conscience de mes actes. Et cela était bien pire. Je me rendais compte de ce que je faisais. C'était la part de raison qu'il y avait en moi. Elle était plus forte que tout. C'est elle qui m'aidait à lutter. Mon père étant professeur d'école, il ne m'avait jamais envoyé dans une école primaire. Il me faisait les cours à la maison. C'était une bonne décision. Étant petite, je n'aurais jamais pu me retenir avec d'autres enfants de mon âge. Je leur aurais fait mal avec ma force au dessus de la normale. J'aurais crier de douleur en les entendant hurlés avec mon ouïe plus développée. Je les aurais tué si leur sang avait coulé malencontreusement. Le fait de m'élever était sans doute la chose la plus difficile qu'ait fait mon paternel dans toute sa vie. Mes crises de nerfs lui faisaient peur mais il n'hésitait pas à se mettre entre moi et la porte d'entrée pour m'empêcher de faire une bêtise. Et il ramassait, des bleus, des os cassés. Il en avait vu. Mais jamais il ne s'était soumis, jamais. Pour cela je lui étais redevable. Aujourd'hui, ma haine d'avoir une mère ainsi avait faibli. C'était comme ça. Je ne pouvais pas changer le passé, je ne pouvais pas changer le monde. Aujourd'hui, si elle revenait, je me battrais contre elle, dépassant mes peurs. Je la tuerais si j'en avais l'occasion. Dans ce combat, j'avais des chances de sortir gagnante. Elle étant vampire à part entière, je pouvais la tuer avec des balles en argent. Une seule suffirait à la tuer, à la consumer de l'intérieur. Alors que moi, les balles ne feraient que me blesser. La part d'humain qu'il y avait en moi l'emporterait. Je ferais tout pour qu'elle l'emporte. C'était un combat de tous les jours, de toutes les secondes, pour que le démon apprenne à s'incliner. Pour qu'il apprenne que c'était moi qui décidais, pas lui. C'est mon combat, c'est ma vie.


______Je posais mon journal, décidant que j'en avais assez écrit pour aujourd'hui. C'était l'été, il faisait beau. Tous les humains partaient en vacances, tous les humains allaient bronzés au soleil. Mon père était partit faire quelques courses avant que nous-mêmes nous partions en vacances. La grande tante de mon paternel avait une maison dans un camping près d'un lac. C'est là que nous allions passer les trois quarts de nos vacances d'été depuis déjà plusieurs années. Et j'avais horreur de cela. J'avais horreur du soleil, j'avais horreur de la chaleur. Pour un vampire quoi de plus normal de ne pas aimé le soleil ? Et je refusais de m'avouais que c'était là la preuve que mon côté vampire prenait le dessus sur celui d'humain. Alors je m'obligeais à aller au soleil, je m'obligeais à partir avec mon père, pour affaiblir le démon. C'était ma lutte, encore et toujours.
Là-bas, tout le monde connaissait mon père. On avait changer d'identité lorsqu'on a fuit ma mère vampire. Et nous n'utilisions quasiment jamais nos anciennes identités qui étaient Kara et James Doverty, même entre nous. Cela était dangereux, nous étions trop repérable ; de plus cela nous rappelait trop elle, Julia. Aujourd'hui tout le monde nous connaissait sous le nom d'Alice et Steven Marshall. Et c'était bien mieux ainsi.
Bref, mon père s'amusait. Alors que moi je restais constamment seule. La solitude était ma véritable amie mais aussi ma meilleure ennemie. Même si j'étais maintenant assez grande pour être capable de me contenir, de me comporter comme une adolescente de mon âge, je restais constamment seule. Je n'avais pas envie de jouer avec le feu. Je ne me l'autorisais pas. Pas pendant mes vacances d'été. Le combat que je menais contre la chaleur me rendait plus faible et donc facilement distraite. Ce qui rendait les humains m'entourant encore plus vulnérable qu'ils ne l'étaient déjà.

______Les deux mois furent les plus long de cette année 2008, et cela se répété chaque année. Inlassablement. Mais j'étais fière de moi. J'avais passé toutes mes journées au soleil. Ce qui avait eu l'effet que ma peau s'est légèrement teinté. Légèrement parce qu'un vampire était vraiment blanc, blanc comme la neige. Et à l'heure d'aujourd'hui, ma peau pouvait être comparée à celle d'une adolescente qui avait passé les vacances chez elle, en allant se baigner dans une piscine régulièrement. Mon père lui, avait beaucoup plus bronzé que moi et avait passé cinq fois moins de temps au soleil que sa fille. La fatalité de ma nature.

______La rentrée des classes n'allait pas tarder. Elle était prévue pour dans une dizaine de jours. J'allais commencer ma terminale et aussi ma troisième année dans un établissement scolaire. Et aucun accident à mon actif. Désormais, j'étais pratiquement sûre de me contrôler. Et puis de toute façon, je ne me liais jamais avec d'autres lycéens, je n'aimais pas m'attacher à qui que ce soit. Trop dangereux. Pour la personne en question mais aussi pour moi. Je n'avais pas envie de devenir vulnérable si ma mère décidait de revenir un jour. Car ce jour là, elle se servira de tout ce qu'elle pourra trouver pour m'atteindre. Et puis, c'était aussi une façon de me protéger, tout simplement. J'avais assez souffert par ma nature comme ça. Et de toute manière, mon secret me maintenait à l'écart, quoi que je fasse. Je ne pourrais jamais me confier à une autre personne que mon père, je ne pourrais jamais dire tout ce que j'ai sur le c½ur ; jamais.


______Les mois passèrent et la routine du lycée reprit tranquillement. Ayant moins besoin de sommeil que les autres, c'est à dire juste deux ou trois heures par nuits, j'utilisais ce temps là pour travailler, encore et encore. Mais par contre, mes journées jusqu'à l'heure du dîner le soir, j'étais à l'extérieur.
L'hiver apporta rapidement avec lui des températures plus basses, qui ne m'atteignaient pas plus que les autres saisons. Je ressentais cette brise, cet air froid, mais je ne ressentais pas le besoin de me couvrir davantage. Peut-être était-ce un point positif à cet état de vampire qu'il y avait en moi. Je ne savais pas. A vrai dire, j'en avais assez de calculer ce qui était utile, ce qui représenté un inconvénient, un avantage dans ma nature. En ce moment, mon mental se modifié, il évoluait. Je le remarquais, impuissante. Je ne me posais plus toute ses questions qui me paraissaient existentielles. Elles ne l'étaient plus. Aujourd'hui, enfin, je commençais à vraiment assumée ce que j'étais...




Première partie du chapitre en ligne. J'attends vos avis, critiques bonnes ou mauvaises =)






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● " Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste. " Cléanthe . ●



Listen Hoobastank - The Reason






______En ce 23 Février, il commençait à se faire tard. Le soleil avait rendu les armes contre la lune pour aujourd'hui depuis quelques heures déjà. Je devais rentrer à pied de la station de métro jusqu'à la maison. Je marchais tranquillement, déambulant dans les rues endormies de la ville. Je trouvais à ses escapades un certain réconfort. Je me sentais relativement bien. J'étais moi-même. Comme le soleil, j'avais rendu les armes. J'avançais avec souplesse, ce qui n'était jamais le cas des humains à cette heure. Même en temps normal, il n'arrivait pas à la cheville de notre aisance. De plus, le fait qu'il fasse nuit n'arrangeait pas les choses, ils se raidissaient. Devenaient craintifs. L'obscurité les rendaient mal à l'aise. En même temps, ils n'étaient pas fait pour y vivre. Ils n'avaient pas été crée dans le but de vivre la nuit. Moi, c'était tout le contraire. J'avais un père crée dans le but de vivre le jour, une génitrice crée pour errer la nuit. J'étais, une fois n'est pas coutume, à cheval entre deux mondes.
Soudain, j'entendis des bruits de pas. Des pas bien trop légers... Je m'arrêtais net. Parcourut l'avenue du regard. Personne au premier abord. Pourtant j'avais bien entendu ce faible frottement que produisait le contact des pieds avec le sol. Bruit inaudible pour un humain. Pas pour moi. Surtout pas pour moi. Je me concentrais donc, essayant de repérer cette chose qui avait attiré mon attention. Un raclement de gorge m'avertit qu'il était juste derrière moi ; ou plutôt à une dizaine de mètres derrière moi. Je me retournais derechef, guettant la moindre menace.


« Salut, murmura-t-il.

- Qui es tu ? Lançai-je, tendue.

- Kellan. »



Je levai un sourcil en un signe de surprise. C'était tellement rare qu'un humain m'adresse la parole - ou plutôt que j'adresse la parole à un humain. En plus de ça, nous étions de nuit. Et les humains me trouvaient effrayante quand ils m'apercevaient. Il était si simple de lire leurs pensées sur leur visage ! Néanmoins, la surprise laissa rapidement place à une amère indifférence. Je me fichais complètement de son prénom ! Pourquoi s'était-il donner la peine de me le dire ? Las ! C'était sans doute là une réaction complètement humaine. " Qui es tu ? " signifiait pour leur esprit qu'il devait décliner son identité. Ce qui n'avait rien à voir avec ce que moi j'entendais pas là. Je ne lui demandais pas son nom, mais ce qu'il me voulait. Soupirant, je lui tournai le dos et continuai ma route en pensant qu'il devait sérieusement avoir un problème neurologique.


« Content de t'avoir rencontré ! Lança-t-il

- Ouais c'est ça, rétorquais-je peu amène. »



Lorsque je me retournais une dernière fois avant de tourner à l'angle de la rue, il n'était plus là. Je ne m'en souciais pas d'avantage. Il n'était après tout, que le cadet de mes préoccupations.
Arrivée à la maison, mon père avait déjà mangé.


« Bonne journée ? Me demanda-t-il en posant une revue sur la table basse.

- Banale, répondis-je sans lui jeter un regard. »



______Je gravis les marches de l'escalier, traînant légèrement les pieds, fatigué. Cela faisait plusieurs jours que je dormais mal. Voire pas du tout. Je me retournais sans cesse dans le lit, et après quelques heures décidais d'abandonner. Pourquoi s'acharner de toute façon ? Le sommeil me rattraperait bien un jour. Le marche lourde, je refermai la porte de ma chambre derrière moi. Ne prenant même pas le temps de me déshabillé, je m'allongeais à plat ventre sur le lit. A mon grand réconfort, mon esprit devint rapidement brumeux et bientôt, je ne parvins plus à réfléchir à quoi que ce soit. Mes paupières lourdes se fermèrent aussi simplement qu'un nénuphar la nuit tombée. Plus consciente de grand chose, je me laissais bercer par le sommeil. Et aucun rêve ne vint troubler mon repos.


______ Le lendemain, après avoir fini tous mes devoirs en fin de nuit, je me rendis à la station de métro comme à mon habitude. J'avais bien dormis et débordais d'énergie. Cela faisait du bien de se sentir à nouveau forte, même si techniquement du moins, je n'avais jamais été faible. Lorsque je m'enfonçais dans les tunnels, mon ouïe m'avertit que l'inconnu de la veille n'avait pas dit son dernier mot. Je l'entendis arrivé, reconnaissant le son de ses pas. Il faut dire, ils n'étaient pas les mêmes que les autres humains que je croisais. Sa marche était plus silencieuse, plus posée, plus souple... Néanmoins, même si j'avais remarqué qu'il marchait juste derrière moi, je ne m'arrêtais pas. Enfin, jusqu'à qu'il m'y force.


« Hé, Salut ! S'exclama-t-il en se plaçant juste devant moi.

- Qu'est-ce que tu veux ? Répliquai-je.

- Tu es toujours aussi froide ou tu ne l'es qu'avec moi ? Lança-t-il en souriant bêtement sans perdre néanmoins de son charme.»



Il ne c'était sans doute pas rendu compte que sa question avait un double sens. Oui ma température corporelle était toujours aussi basse, et non, j'étais froide avec tout le monde. Un bon moyen pour moi d'éviter les curieux et de me maintenir à l'écart des autres. Inutile de souffrir davantage. Ne relevant pas sa remarque, je poursuivis mon chemin. Or, il ne l'avait pas décidé ainsi. Il me rattrapa une nouvelle fois et m'attrapa doucement le bras. Ce geste déclencha mes frissons. Ah non ! C'était impossible ! Mes instincts et mon côté sauvage reprirent le dessus brutalement et me firent reculer d'un bon mètre, l'obligeant ainsi à me lâcher. Lèvres retroussées, ventre noué, j'examinais d'un regard mauvais cet inconnu qui me semblait tout à coup plus dangereux.


« Qui es-tu ?? Lançais-je agressive.

- Je te l'ai dit hier, déclara-t-il, un air ennuyeux figeant son si beau visage.

- Non je ne parle pas de ça ! m'emportai-je

- Enfin ! J'ai bien cru que tu ne comprendrais jamais ! Il faut vraiment être coupé du monde pour ne pas se rendre compte de quelque chose que tu as sous les yeux ! soupira-t-il

- Comment ça sous les yeux ?

- Cela fait plusieurs mois que je t'observe. A vrai dire, cela fait depuis la rentrée scolaire.

- Et pourquoi donc tu m'observes ? lançai-je, sarcastique.

- Suis moi. »



______ Il me pris la main et m'emmena dans un endroit isolé de la station. Je me laissai faire, ma curiosité prenant le dessus sur ma méfiance. Sa main dans la mienne me fit une drôle de sensation. Drôle car c'était la première fois que quelqu'un me prenait ainsi et sensation parce que sa peau n'était pas tiède ni froide. Je ne sentais aucune différence de température entre la mienne et la sienne. Et je savais très bien ce que cela signifiait. Je ne sentais pas ce fossé entre nous... nous étions si proche ! Et moi qui croyais que j'étais la seule à être entre deux univers...


« On devrait être tranquille ici. »



Je ne répondis pas, me contentant d'observer les alentours. Malgré ma curiosité évidente, j'avais du mal à regarder en face de moi maintenant que j'étais si prêt du but. Je me surpris même à être nerveuse. Nerveuse ? Non, non. Pourquoi serais-je nerveuse ? Je secouais la tête. Essayant de chasser ses idées tordues de mon cerveau. Je préférai me concentrer encore quelques instants sur le paysage. Sans cela, je ne me serais jamais rendu compte que nous étions dans une sorte de pièce abandonnée et humide aménagée en WC pour le personnel.


« Tu sens ma peau contre la tienne, dit-il en prenant de nouveau ma main. 34 degrés. »



Je n'avais toujours pas de réaction physique. Comme ci j'avais perdu le contrôle de mes jambes, de mes bras, de ma bouche, de mes yeux. Ses derniers ne pouvaient se détacher du regard angélique de ce parfait inconnu. Je n'arrivais plus à réfléchir correctement. Mon esprit était comme plongé dans un épais brouillard, comme s'il était devenu une nébuleuse. Je ne parvenais à m'accrocher à aucune idée précise. Dès que je me concentrais sur une en particulier, elle s'échappait. Je ne pouvais pas la retenir ; comme de la fumée, elle s'évadait, voluptueuse. Quelque chose se posa sur mon épaule. Quelque chose de doux, de délicat. Mon esprit reprit instantanément sa lucidité et sa force. Il me permit de me rendre compte que c'était la main de l'inconnu posée sur ma peau. Geste qui avait eut le bon effet de me faire revenir à la réalité. Toujours tendue, je laissais prudemment mon esprit détaillé la situation. Je n'avais pas envie d'être happé de nouveau par ses bourrasques surnaturelles.

______ Cependant, elles ne revinrent pas. Relâchant un peu plus ma garde, je me permis de réfléchir. Mon esprit capta qu'il n'avait pas l'air mauvais. Et si tel était le cas, il n'agirait pas ainsi. Je le sentais ; une sorte d'instinct. Ce dernier s'avérait même sacrément puissant. Nonobstant, il l'était tellement, qu'un soupir s'échappa de ma gorge. Un immense soulagement ce fit en moi, les chaînes qui m'étouffaient, m'oppressaient et me mourraient se brisèrent comme des ridicules ficelles de laines succomberaient à la coupure succincte d'un ciseau. Je me sentis derechef plus légère. Peut-être qu'une autre voie s'offrait à moi ? Peut-être que je n'étais plus obligée de vivre constamment seule maintenant que j'avais découvert qu'il y avait d'autre hybride comme moi ? Certes, il était totalement exclu d'avoir des relations avec des humains mais cette règle s'appliquait-elle vraiment avec d'autres hybrides ? Le bonheur me semblait envisageable désormais .. loin mais réel. Il était quelque part. Peut-être m'attendait-il ? Je pouvais enfin m'inventer un futur joyeux, respirable, heureux ... Je n'étais plus seule ..





Chapitre posté dans son intégralité ! =) Que pensez vous de cette première rencontre ? Et de la réaction d'Alice ?
J'attends vos avis, critiques bonnes ou mauvaises =)

# Posté le mardi 21 juillet 2009 18:42

Modifié le mercredi 12 août 2009 12:42

###Chapitre [ 2 ]###

###Chapitre [ 2 ]###
[ Peax empruntée à EtreBella. Je vous conseille vivement d'aller voir ce Blog. Il est génial ! :) ]



Tout le monde est vulnérable, même moi .



● " Nous étions si petit dans ce monde si vaste. Si vulnérable, tous autant que nous sommes . "
Alice . ●



Listen The Fray - Little House






« Tu as quel âge ? C'était ta mère le vampire ? Demandai-je soudainement oppressée.

- Oui et j'ai dix-neuf ans. »



______Tout à coup tout s'effondra comme un jeu de carte mal disposé. Et si j'avais devant moi mon propre demi-frère ? Et si ma génitrice avait crée Kellan avant moi ? Si elle tentait de créer carrément une autre espèce ? Elle était tellement mauvaise que cet acte était très bien à sa portée. Tellement belle et démoniaque qu'elle n'aurait pas de problème à passé d'homme en homme pour avoir ce qu'elle désirait. Et puis, il fallait juste un soir...un terrible soir, pour qu'elle soit enceinte. C'était si facile... Soudain, prise d'un vertige je me laissais glissée contre le mur, m'asseyant par terre. Je suffoquais de colère. Des larmes ruisselèrent sur mon visage, brûlant mes yeux. Ma soif m'incendia de l'intérieur, tel un jaser de feu. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu'elle brise ma vie constamment ? Pourquoi s'acharnait-elle à me détruire depuis la naissance ? Pourquoi moi ? Pourquoi tout me retomber dessus ? N'avais-je donc pas le droit d'être heureuse ? Apparemment, cela m'était interdit. Pourquoi fallait-il qu'elle me brise ainsi ? Pourquoi ne pas me tuer directement ? A cet instant, j'aurais donné n'importe quoi pour mourir, pour qu'elle vienne enfin m'achever. Était-ce trop demandé ? Je ne croyais pas. Tant de questions, tant d'injustice, tant de malheurs s'entrechoquaient dans ma tête, provoquant un bruit monstre. Seul les sanglots se faisaient entendre dans cette pièce. Et le démon souhaitait systématiquement prendre le contrôle lorsque mon côté humain était plus faible. Mais je ne le laissait pas faire. Il manquait plus que cela. Le soulagement de mourir m'était inaccessible. Alors je ne laisserais pas le vampire m'enlever toute dignité. Je n'arrivais plus à penser. Cet espoir que j'avais eu devant les yeux quelques secondes plus tôt c'était envolé telle une fumée noire, laissant derrière un terrible goût d'amertume. Les yeux fermés, je fis le vide dans ma tête. Essayais du moins.
J'entendis Kellan qui s'approchait doucement de moi. Il savait que c'était dangereux de s'approcher d'un hybride lorsqu'il était dans cet état second. Mais il ne s'arrêta pas, s'approcha encore et encore. Et finit par s'asseoir à mes cotés.


« Ça va allée ... Là..., me murmura-t-il en glissant son bras derrière mon dos. »



Au son de sa voix, je me calmais légèrement. Me fichant qu'il soit aussi près de moi, je ne me défendis pas. Je n'en avais pas la volonté de toute façon. Il me fit basculé doucement sur lui. M'appuyant contre son torse, je me laissais allée. Les murs qui se trouvait devant moi devenait de plus en plus flou, de plus en plus sombre jusqu'à qu'ils finissent par disparaître complètement. Je me trouvais dans une sorte de trou noir, là où seules mes émotions étaient présentes. L'obscurité les rendaient plus puissantes, elle m'encerclaient, m'étouffaient. Les mots me piquaient férocement, les sentiments me lacéraient le corps. Dans un élan de raison, j'essayais de me sortir de cette transe en me débattant comme je le pouvais. Hélas, mes membres brassaient frénétiquement le vide. Alors que je croyais tout perdu, je sentis une douce pression autour de moi. Un contact apaisant. Je m'accrochais à cela comme une noyée. C'est alors que me revint à l'esprit que Kellan se trouvait avec moi. La chaleur qui m'envahit soudainement me donna de l'espoir et la certitude que si je m'accrochais à lui, tout s'arrêterait. Plus je restais près de lui, plus sa chaleur me submergeais. Le froid qui avait été présent quelques instants plus tôt s'évanouit, dissipant avec lui cet épais brouillard. La pièce se dessina à nouveau devant mes yeux fatigués. Je pris aussi conscience de la position dans laquelle je me trouvais. Les bras de Kellan m'encerclaient complètement en un geste tendre et sa joue était appuyée sur le sommet de mon crâne. N'aurai-je pas était encore dans cet état second, je me serais rapidement éloigné. Hélas, je n'étais pas plus capable de bouger que de parler. Sa voix qui murmurait sans que je ne puisse vraiment saisir le sens de ses paroles ainsi que les battements de son c½ur me calmaient comme une berceuse endormirait un enfant. Je ne savais pour qu'elle raison cela me faisait cet effet. Je n'avais jamais connue d'hybride, je n'avais donc aucun moyen de comparaison.

______Nous restâmes ainsi un long moment, jusqu'à que je puisse un tant soit peu remué le petit doigt. Plus le temps filait, plus je me rendais compte à quel point cette crise avait été violente, comme je n'en avais jamais connue. Je n'avais aucun contrôle sur elles d'habitude et encore moins quand elles se montraient aussi perspicace. Mes hormones d'humaines étaient plus déchaînées que la normale ce qui expliqué clairement ses emportements. J'y étais préparée pourtant. Mais là, elle m'avait pris au piège de ses serres. Et ce qui était certain c'était que s'il n'aurait pas était là, je ne sais quelle bêtise j'aurais commise. J'avais perdue tout contrôle..

______Cette journée là, je ne mis pas les pieds au lycée. D'un j'avais passée les trois quarts de ma journée avec Kellan et de deux, je n'avais pas du tout la force de faire comme ci tout allée bien. Cette crise m'avait complètement affaiblie et du coup, rendue dangereuse. Après ma crise, nous étions restés quelques heures dans le bâtiment, parlant de nos passés respectifs. Kellan m'avait appris que sa mère, était partit volontairement à sa naissance. Qu'elle chance pour lui. Combien il y avait de chance pour que l'ont soit de la même mère ? Beaucoup trop. Son histoire collée totalement à la mienne. Ma mère avait très bien pu, recommencer l'expérience avec mon père après son échec avec un autre homme. Ce qui avait donné Kellan. Il était né le 4 Décembre, soit 2 ans et 6 mois avant moi. Mon demi-frère, je n'y croyais pas. Comment avait-elle pu brisée d'autres vies ? Pour elle, il n'y avait rien qui puisse la faire reculer, il n'y avait rien qui la retenait d'atteindre son but. A part la mort. Uniquement la mort.
J'actionnais la poignée de la porte d'entrée et pénétrais doucement dans la maison. Mon père avait du recevoir le coup de fil du lycée pour mon absence puisqu'il m'attendait.


« Tu rentres tôt, me fit-il remarquer.

- Oui, je me sentais trop faible pour rester à l'extérieur, soupirais-je en m'asseyant sur une chaise de la cuisine.

- Le lycée a téléphoné pour m'avertir que n'es pas allée en cours aujourd'hui. Alice, que s'est-il passé ? Demanda-t-il inquiet.

- Je ... Je, bredouillais-je en sentant de nouveau les larmes me montaient aux yeux. »



Cependant, elles ne coulèrent point. J'avais épuisée mon cota de chagrin pour la journée on dirait. Néanmoins, les sanglots invisibles me secouèrent violemment et m'oppressèrent. J'eus même du mal à inspirer. Craignant une nouvelle crise, je me débattis de toute l'énergie qui me restait. Il ne fallait absolument pas que je la laisse me surplombait. Il y avait mon père à côté ! Non non. Je la repoussais de toutes mes forces. A mon grand étonnement, la crise s'inclina et s'éloigna furtivement. Reprenant mes esprits, je me rendis compte que mon père m'avait prit doucement la main, m'encourageant ainsi à continuer. Guettant qu'elle revienne, je me tendis comme un arc, ne laissant aucune émotions prendre le contrôle. « Elles ne sont rien face à moi. Je suis plus puissante qu'elles ! » répétai-je quelques instants dans ma tête, m'obligeant ainsi à y croire.


« J'ai rencontré un .. Hybride et .. j'ai des tas de raisons de pensais que .. qu'il est mon demi .. frère.

- Ton demi-frère ? Mais pourquoi pense tu cela ?

- Il est né 2 ans avant moi..., soufflai-je.

- Ça ne prouve rien ma chérie, me réconforta mon père. Rien du tout.

- Mais tu disais qu'elle était la dernière descendante. Si c'est le cas, ça ne peut être qu'elle.

- On ne peut être sûr de rien par les temps qui courent. Elle n'est peut-être pas la seule après tout. »



______Nous restâmes quelques secondes silencieux, tout deux dans nos pensées. Les dernières paroles insensées de mon paternel résonnaient dans ma tête. Si elle n'était pas la dernière, nous aurions déjà entendu parler des autres. Depuis dix-sept ans que nous restons à l'affut de tout ce qui pourrait prouver cette hypothèse, nous avions rien trouvé. Et les vampires ne savaient pas être discret enfin ! Les fines rides qui venait de naître sur la front de mon père m'apprirent qu'il cherchait une solution à me proposer. Il disait qu'il y avait toujours une solution pour toute chose. Et il était en train d'essayer de me le prouver.


« Il habite où ce garçon ?

- Euh ... je ne sais pas.

- Tu crois que tu vas le revoir ?

- Certainement, soupirais-je. Il m'observe depuis le début de l'année apparemment.

- Bon, ramène le à la maison. Nous discuterons ensemble.

- Mais papa, il est peut-être dangereux ! M'exclamais-je. Tu ne peux pas prendre le risque d'être blesser ou même pire !

- Ne t'inquiète pas ma puce ; je suis certain qu'il n'est pas mauvais.

- Comment peux-tu en être aussi sûr ? Lançais-je.

- C'est un hybride, tout simplement. Allez, maintenant monte dans ta chambre et n'oublie pas de l'inviter à la maison la prochaine fois que tu le verras. »



Je soufflais, énervée. Il accordait sa confiance à n'importe qui. Mais il semblait si sûr de lui, que je lui accordais le bénéfice du doute et donc n'insistais pas. Je montais dans ma chambre, ouvrit la fenêtre et m'installais sur son rebord. Regardant inlassablement les humains qui vaquaient à leurs occupations. Le coucher du soleil ne tarda pas ce soir là. Il descendit des cieux pour s'effacer derrière les montagnes, laissant sa place à la lune. Je trouvais fascinant cette organisation qui faisait partie du quotidien de tous. Végétaux, Animaux, Humains, Hybrides, Vampires. Toutes ses espèces remis dans le même sac. Finalement nous n'étions pas si différent. Les démons n'existeraient pas sans les anges. C'était l'ordre des choses. Nous étions si petit dans ce monde si vaste. Si vulnérable, tous autant que nous sommes.

______Les heures passèrent, et je n'avais pas bougé. Je n'en avais pas envie. J'écoutais d'une oreille distraite les faits et gestes de mon père au rez de chaussé en même temps que je regardais ce chien qui dépouillait les poubelles à l'autre bout de la rue. Ce fut seulement lorsque toute vie s'endormit autour de moi que je décidais d'aller faire de même. Après avoir fermé à demi la fenêtre de ma chambre, je m'allongeais sur mon lit. Le sommeil eut raison de moi seulement quelques minutes plus tard.

______Je me réveillai une bonne heure avant le lever du soleil. La fenêtre entrouverte laissait passer cet air frais et si pur du petit matin. Pour autant, je ne me levai pas. Une autre journée s'annonçait. Et je n'en avais pas envie. Je redoutais de le revoir. J'étais gênée en fait. Je m'étais laisser allée avec lui alors que je ne le connaissais pas. Il avait vu ma souffrance, mes larmes. Il avait vu tout ce que j'essayais de cacher. Comment tout cela allait évoluer maintenant ? Qu'avait-il compris de la raison de ma souffrance ? Je n'étais pas prête à le savoir, c'était certain. Pourtant un jour, il faudrait bien que l'on se reparle. C'était inévitable. Mais pas aujourd'hui.
Je me préparai pour le lycée et partie un peu plus tôt que d'habitude. Je n'avais pas envie que mon père me répète que je devais inviter Kellan. Ce soir, je lui dirais que j'avais oublié.




Première partie du chapitre en ligne. Et je suis désolée mais je ne sais pas du tout quand je pourrais poster la deuxième partie avec la reprise des cours =/ . Le lycée va me prendre beaucoup de temps cette année puisque je passe en 1er S ... En tout cas, j'espère que cette première partie vous a plut et n'oubliez pas que j'attends vos avis, critiques bonnes ou mauvaises =)







~~~







● " Mais ci cela me rendait vulnérable ? "
Alice . ●



Listen Vanessa Carlton - A Thousand Miles





______ A mon arrivée au lycée, je remarquais qu'il y avait de nouveaux surveillants. Ils étaient tous là à une dizaine de mètres devant moi. Ils discutaient comme tous les matins à côté de la grande cour. Alors que je regardais le panneau indiquant les professeurs absent, une voix attira mon attention. Je me retournai et scrutai la foule en direction de ce son. Sa voix. Je ne mis pas longtemps à le trouver. Accoudé contre un mur, l'endroit réservé aux surveillants. Il avait été pris comme surveillant ! Le comble ! A ce moment là, il se retourna et je croisais de nouveau son regard. Kellan. Il me regarda, s'avança pour me parler. Comme pour répondre à mon appel à l'aide, la sonnerie retentit et je filais en cours. L'évitant de peu. J'avais l'impression que la pendule même avait envie que les cours s'achèvent. Victime du temps, je regardai avec détresse la grande aiguille filant avec vélocité et me narguant à chaque fois qu'elle atteignait dix minutes de plus. Entraînant avec leur malheur, l'arrivée imminente de la récréation. Je partis d'un pas vif à la bibliothèque, cherchant à reculer le moment où il me parlerait. Avec une infime chance, il n'aurait pas l'idée de passer à cet endroit du lycée. Je n'avais tout de même pas la figure d'un rat de bibliothèque ! Et dire que j'avais escompté le fuir encore quelques jours ! Je m'étais bien mis le doigt dans l'½il pour le coup ! Maintenant qu'il était surveillant, ce n'était plus une question de jour mais d'heures. L'étau autour de moi se resserrait. Je me sentis rapidement oppressée. Je ne devais pas rester là. Un frisson me parcourut l'échine et je décidai de rentrer chez moi. Un peu d'école buissonnière n'avait jamais fait de mal à personne ! Sauf moi apparemment puisque je me heurtais à quelqu'un en refermant la porte derrière moi. Non, ce n'était pas quelqu'un. C'était bien pire. Je me heurtais à lui. Et zut !


« Salut, me dit-il en souriant.

- Que fais-tu ici ? Lançais-je l'innocence personnifiée.

- Je viens d'obtenir un super poste. Surveillant ! Mais ne joue pas à ça avec moi. Tu m'as vu toute à l'heure et tu t'es pratiquement enfuie en courant ! S'exclama-t-il doucement.

- Oh mais j'ai des cours moi je te signale !

- Ah donc tu avoues que tu m'as vue ! S'extasia mon interlocuteur, ravie de sa découverte. »



Le goût de la rage m'envahit la bouche. Je serrais les poings à l'instar de la mâchoire. Il était impossible ! Je le haïssais ! Je fulminais complètement et pourtant ne dis rien. Incapable de prononcer un mot sans crier des insultes qui n'aurait eut pour conséquences que d'attirer l'attention.


« Que je me souvienne, tu n'avais pas si hâte d'aller en cours lorsque je t'observais avant que je ne sois surveillant, reprit-il calmement. »



______ Je ne relevai pas sa remarque, le contournant pour pouvoir allée là où je le voulais au départ ; c'est à dire prendre l'air. Sortir d'ici. Ne plus jamais le revoir. Seulement je sentis qu'il me suivait. Ne fit rien pour autant. Donc il ne voulait pas me lâcher. La confrontation devenait inévitable. Elle se ferait ici même, dans quelques instants. Je partis m'asseoir sur un banc, légèrement reculé des autres. Comme je l'avais prévue, il vint s'asseoir à mes côtés.


« Tu vas mieux ? Demanda-t-il un peu inquiet.

- Comme tu peux le voir, rétorquais-je peut être un peu trop durement. »



Après tout, il avait été là pour moi. Il avait été là pour une inconnue. Et d'un côté, je lui étais redevable. Or mon égo et ma fierté n'était pas du même avis. Un silence tendu s'installa entre nous. Pour une fois, ce n'est pas lui qui le rompit.


« Vas-tu me dire pourquoi tu m'observes depuis si longtemps ? »



Il sembla réfléchir à la réponse qu'il allait me donner. Il ne semblait pas gêner par celle ci étant donné qu'il ne me quittais pas des yeux. Moi même, j'en étais incapable tant j'étais perdue dans les profondeurs de ses prunelles. Son regard renversant me fit chavirer, tandis que mon c½ur se serrait.


« Vas-tu me dire comment tu t'appelles ? demanda-t-il malicieux.

- Depuis le temps que tu m'observes tu devrais le savoir, répliquai-je d'une voix posée qui me surprit.

- En effet. Cependant, n'importe quel prénom qui t'ai été donné, cela n'a pas d'importance au fond : tu restes la même, poursuivit-il en me coupant l'herbe sous le pied.

- Alice, je m'appelle Alice, avouai-je vaincue. »



Un bref silence s'installa. Même si cela me démangeait, je me retins de lui redemander des explications. J'avais déjà été très désagréable et je ne souhaitais pas le faire fuir avant d'avoir la réponse à ma question. Et ce fut de lui-même qu'il intervint.


« Cela fait plusieurs années que je te cherche, ou plutôt que je cherche une personne comme moi. Mon oncle étant de la police, il m'a aidé. J'ai beaucoup voyagé, cherchant un potentiel hybride. Sans jamais rien trouvé. Jusqu'au jour où je suis venue au lycée en tant que stagiaire...

- Stagiaire ? Le coupai-je.

- Oui, une couverture comme une autre pour pouvoir observé tranquillement, répondit-il en levant les yeux au ciel comme ci la réponse était évidente. Très vite je t'ai remarqué. Les demi vampires ne passe pas vraiment inaperçu, ils se fondent plus dans la masse que les vampires à part entière mais sont quand même facilement repérable. Depuis ce jour, je ne t'ai pratiquement jamais perdue de vue.

- Quoi ?! Tu n'as donc que ça à faire ? M'épier ? M'emportais-je, furieuse que cet inconnu ait passé tout son temps à m'observer.

- Je suis curieux. Tu es la première personne que je vois comme moi et vu le comportement que tu as, ce doit être pareil pour toi.

- Quoi mon comportement ?

- Renfermée, seule. Tu ne parles jamais à personne. Et puis tellement que tu t'étais renfermée sur toi même, tu n'as même pas remarqué que je t'observais !

- Je fais ce que je veux ! Ce n'est pas tes affaires ! Cette conversation est terminée, concluais-je en me levant brusquement du banc. »



Il n'eut pas le temps de répondre que déjà je filais à grandes enjambées vers l'établissement.
Il ne chercha pas à me rattraper. Se contentant de me regarder m'éloigner. J'étais perturbée. Agacée. Comme se fait-il que je n'aie même pas remarqué qu'il m'observais constamment ? Ai-je tellement repoussée ma nature d'hybride que mes sens en soient réduits à seulement ceux des humains ? Une bonne nouvelle, d'un côté. J'étais plus humaine que vampire. Cela me rendait joyeuse. Mais ci cela me rendait vulnérable ? Une idée qui me rendait malade. Après cela, les cours me semblèrent le dernier de mes soucis. Par contre Kellan avait gravit l'échelle de mes préoccupations. Super il gagnait la deuxième place !

______ Sans trop m'en souciais, je me rendis en salle de français. Il était pour l'instant hors de question que je rentre chez moi, puisque le lycée appellerait mon père et il serait difficile d'expliquer autant d'heures de cours séchés. Alors qu'une voire deux heures s'avéraient relativement simple. Et puis, je préférais éviter les mensonges étant donné que j'avais horreur de ça. Non, le mieux était que je reste encore un peu en classe. Même si cela semblait illogique, il n'y avait que là que je pouvais laisser libre cours à mes pensées. Ces dernières étaient toute tournées vers ma nature de vampire qui m'échappait, et ensuite sur Kellan. Et en plus de ça, comme une mauvaise nouvelle n'arrivait jamais seule, mon père allait être furieux ! Je n'avais pas invité Kellan à la maison. Oui, bon j'avais fait exprès d'oublier en quelques sortes. Mais enfin je le connaissais à peine ! Et pour enfoncé encore plus mes doutes sur sa personne, ses sens de vampires étaient plus aiguisés que les miens. Mes réflexions furent interrompue par la sonnerie annonçant la fin du cours.

______Ce midi là, je ne me rendis pas au self. Il y serait certainement et il se trouvait qu'il était la dernière personne que je désirais voir. Tu parles d'une nouvelle ! Je partis donc en direction du lac, là où je pourrais être tranquille. A 13h00, je repris le chemin des cours la tête baissée. Je ne fis pas plus attention à ce que disait le professeur qu'à la mouche qui était posée au plafond. Ce fut aussi simple que cela toute l'après-midi. Enfin, jusqu'à 16h20 puisque je ne pris pas la peine d'aller en chimie. Je n'avais vraiment pas la tête à supporter mon professeur et ses expériences inutiles sur les réactions des espèces chimiques. Je pris donc la facilité et partis prendre mon métro un peu plus tôt que d'habitude. Il me suffirait de dire à mon paternel que le professeur était absent. Et j'excuserais l'appel du lycée en disant qu'un autre professeur avait du prendre la classe au dernier moment. Pourquoi se prendre la tête pour des choses aussi futiles ? A mon soulagement, je ne vis pas celui que je cherchais désespérément à fuir sur mon chemin. Je ne tardais pas non plus dans les rues de la ville et rentrais donc directement chez moi. Mon père n'était pas encore rentré et par conséquent, la maison était fermée à clés. Je pris le temps de regarder discrètement autour de moi pour repérer d'éventuels curieux avant de m'accroupir légèrement. Puis à l'instar d'un chat, je sautais sur l'avant toit, où un nom du genre. Marchant tranquillement dessus, j'arrivais sans mal jusqu'à ma fenêtre. Je l'ouvris facilement et me glissais à l'intérieur. Super facile. J'adorais faire cela. Pour faire passé le temps, je pris un de mes bouquins et le commençait. La tactique fonctionna à merveille puisque j'arrivai à ne plus trop réfléchir à ce qui allait se passer le lendemain. J'entendis mon père qui se garer dans l'allée. Je n'y fis pas attention et lorsqu'il rentra, je fis exprès de laisser tomber le livre sur le sol. Créant ainsi un bruit l'avertissant d'une présence.


« Alice ? demanda-t-il suspicieux.

- C'est moi, répondis-je. »



Cette technique marchait toujours. Je souriais. Genre je tomberais un livre moi ! Je ne tombais jamais rien qui ne soit voulu. Mes réflexes étaient ... faisaient partis de mon côté vampirique on va dire. Comme tant d'autres choses en fait. Et que je le veuille ou non, ils était une part entière de moi. Et cela, je ne le changerais jamais. Soudain mon sourire, qui était resté figé après mon stratagème réussit du livre, s'effaça. Mon père montait les escaliers, direction ma chambre. Je retins mon souffle. Priant pour que mon visage ait retrouvé une expression sereine. La porte de ma chambre s'ouvrit et mon père se dessina dans l'encadrement.


« Alors tu l'as vu aujourd'hui je suppose ?

- Pourquoi tu supposes ? lançais-je en feignant l'indifférence. »



Mais enfin c'était donc gravé en majuscule sur mon front ?!


« Parce que tu ne serais pas rentré plus tôt que prévu si quelqu'un ne t'avait pas fait fuir.

- Hé ! Je n'ai fuit personne ! M'exclamais-je, outrée de me rendre compte que c'était le cas. »



Il leva un sourcil. Il savait qu'il avait raison et à ce stade là, c'était bien le pire. Je baissais les yeux.


« Tu ne lui a pas dit aussi n'est-ce pas ? réprimanda-t-il d'une voix douce.

- Euh oui désolée, j'ai oublié, répondis-je faussement penaude.

- Chérie.., murmura-t-il en s'approchant de moi.»



Il s'assit à mes côtés sur le lit. Ses yeux trahissait sa réflexion et je me demandai bien ce qu'il allait me dire. Puis, en hésitant légèrement il se lança.


« Tu sais, je suis absolument certain qu'il n'est pas dangereux, qu'il ne me fera aucun mal. Et je pense que tu devrais le comprendre mieux que quiconque. Il est comme toi. A moitié humain. Et tu es comme lui Alice. Ta conscience est pareille que la sienne ; il est impossible qu'elle soit différente. Est-ce que toi tu ferais du mal à quelqu'un là maintenant ?

- Non mais ..., murmurai-je, déstabilisée par la véracité de ses propos.

- Mais quoi ? Il n'y a rien d'autre à ajouter ma chérie. »



______ Il avait raison. J'avais tort. Il était comme moi. Et je savais que prendre la vie était une chose terrible, je l'avais trop de fois imaginée. Il n'était pas dangereux, il était temps pour moi de l'admettre. Il ne voulait que mon bien peut-être... je ne savais pas. Je ne le connaissais pas. Demain, s'il venait je lui demanderais de passer à la maison. Seulement s'il venait. C'était bien moins sûr. J'allais quand même pas lui courir après pour lui dire ! Manquait plus que ça ! Néanmoins, était-il possible qu'il soit aussi déterminé que moi je l'étais ? Hum ... Il y avait de fortes chances...






Chapitre posté dans son intégralité ! J'espère qu'il vous a plut ! Dites moi tout ce que vous en pensez, critiques bonnes ou mauvaises ! =) . Prochain chapitre pendant les vacances d'Octobre au pire ! La Bise♥ .

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# Posté le lundi 31 août 2009 18:00

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 08:12

###Chapitre [ 3 ]###

###Chapitre [ 3 ]###
On ne peut pas changer ce que l'on est, on ne peut pas changer le мonde. .



● " La vie est pleine de choses qui blessent le c½ur. "
Mme de Sévigné, Lettres . ●



Listen Flyleaf - There for you



______ Je regardais ma montre : 6h58. Les lumières dans la rue étaient encore allumées, déversant ainsi un peu plus de lumière dans les rues endormies de ce mois de Mars. J'entendis des voisins qui se réveillaient, d'autres étaient en train de prendre leur petit-déjeuner et d'autres encore sortaient leur voiture. J'entendis aussi un brouhaha lointain. Je le reconnus sans difficulté. Le bruit des autoroutes, des voitures roulant inlassablement. Et la pollution qui devenait une mode. Les humains ne pouvaient pas savoir ce que c'était de la sentir dans l'air tous les jours, 24heures sur 24. Moi si. Saleté de Vampirisme !
______ 6H59. Les lumières s'éteignirent. Les voisins s'activaient et commençaient cette nouvelle journée. Et il n'y avait pas que nous qui s'éveillaient. Les oiseaux reprirent leur chant habituel du petit matin, comme pour appuyer ma remarque. Ils se disaient bonjour du haut de leur arbre. Se saluant les uns après les autres. Qu'elle merveilleuse mélodie. Entendre différents sons si naturel et voluptueux aux aurores étaient une des choses qui me donner du courage pour la journée à venir.
______ 7H00. L'église au loin sonna l'heure. Sonna le réveil. Sonna le début d'une énième journée.
Je regardais une dernière fois derrière moi, puis avança droit devant pour aller au lycée.
______ Vingt minutes plus tard, j'étais au lycée. La journée se déroula lentement, et je ne le vis pas. Ce qui me surpris. Moi qui m'attendais à ce qu'il revienne tout le temps comme un yoyo, je m'étais bien mis le doigt dans l'½il. En même temps je l'avais voulue. Je m'étais débattue avec tellement d'ardeur que ce départ était finalement inévitable. Je l'y avait bien poussé. Bon, après tout ce n'était qu'un jour. Peut-être qu'il referait son apparition demain ou dans la semaine. Je n'étais quand même pas le centre de ses préoccupations ! Une boule amère était pourtant bloquée au creux de ma gorge. J'étais déçu de ce départ. Je ne pensais tout bonnement pas qu'il partirait si vite ! J'avais passé deux jours amusant au fond, qui étaient sortit de l'ordinaire. Cela avait, d'une certaine façon, pimenté mes journées mornes. Les rendant tout de suite plus attractive. Dommage que tout cela se termine déjà ! Or, il ne fallait pas oublié que toutes les bonnes choses ont une fin. Ce temps était sûrement venu .. ou pas.
Le soir même, avant de m'endormir, je repensais une dernière fois à cette journée. Pourquoi n'était-il pas venu ? Mes réflexions furent étouffées par le sommeil quelques minutes plus tard.


______ Deux semaines s'écoulèrent terriblement lentement, comme si chaque tic tac de la pendule avait ralentit sa course, comme si même le temps ne voulait plus avancer. Je n'avais aucune nouvelle de Kellan. Et cela avait un drôle d'effet sur moi. Ne plus l'avoir sur le dos me manquait, ne plus entendre sa voix me manquait, ne plus le voir me manquait. Il me manquait. Véritablement. Et cela se rajouter à mon malaise. Pourquoi me manquait-il ? Pourquoi avait-il décidé de ne plus se montrer ? Je n'en savais rien. Et s'il avait décidé de faire cela pour me faire réagir ? Mais comment pouvais-je bien réagir ? Je ne savais absolument rien de lui enfin ! Ne savait pas non plus où il habitait. Rien ! Je l'avais tellement repoussé qu'il avait du juger mon cas désespéré et avait donc préférait chercher une autre hybride plus docile. Je ne faisais que l'ignorer moi aussi. Ah la grande classe ! Je l'avais sûrement même blessé en réagissant ainsi.. Mais décidé comme il l'était, comment avait-il pu abandonné ? Seulement au bout de deux jours qui plus est ! Alors que cela faisait des mois qu'il m'observait ! Dommage pour lui ! Il me privait seulement de quelques jours d'amusement supplémentaire. Pourtant, j'étais triste depuis qu'il ne fut plus plus là. Je mis rapidement cela sur le compte que je ne pourrais plus lui envoyé de vannes. Il ne me manquait pas voyons ! Ce qui me manquait en fait c'était qu'il n'était plus là pour mon loisir. J'avais tant aimé l'envoyé paître ! J'adorais songer que peut-être je l'avais blessé en faisant cela ! Il m'avait chercher après tout ! Il n'avait fait que récolter le fruit de ses actes ! Ah ! Désormais, je me retrouvais seule, encore une fois. Cependant, j'avais toujours vécue ainsi. Je me fichais de lui autant que la fourmis qui grimpait sur le chêne du voisin ; je préférais mille fois mieux ma solitude qu'une infime partie de sa présence ; je me réjouissais du fait que je ne le croiserais plus nulle part ; je jubilais à l'idée de reprendre ma vie telle qu'elle était avant son arrivée ; et enfin, j'étais béate d'oublier les semaines qui venaient de s'écouler. Ah l'extase ! Enfin seule ! Je soupirais d'enthousiasme en m'affalant sur mon lit. Les bras croisés derrière ma tête, je pris même plaisir à regarder le plafond. Puis, au bout de quelques minutes, mes paupières devenues lourdes se fermèrent doucement.
______Un épais brouillard commençait à embrumer toutes mes pensées, les rendant floues dans un premier temps jusqu'à les faire complètement disparaître un peu plus tard. Tandis que la brume me poussait de plus en plus dans l'inconscience, je songeais à la seule chose que mon cerveau était encore capable d'imprimer dans ma tête. Les bras de Kellan autour de moi, ses lèvres délicatement posées sur le haut de mon crâne. Et puis cette désagréable sensation de m'être mentie à moi-même quelques minutes plus tôt. Elle m'empoisonnait littéralement. Rendant brutalement tout ce que je ressentais au fond de moi beaucoup plus puissant, allant même jusqu'à dissiper le brouillard. J'étais écrasée sous le poids de mes émotions refoulées qui cherchaient à me punir de cette trahison. Et in extremis avant que la brume reprenne son du et de me plonger dans le sommeil, les expressions, les images et les sensations s'unirent pour ne former qu'un seul mot. Celui qui avait marqué le plus mon esprit, celui qui alimenterait mes songes pour la nuit, celui qui était à l'origine de toute cette agitation : Kellan.

______Le soir, comme j'en avais pris l'habitude, je m'installais sur le rebord de ma fenêtre. Tandis que tout le monde dormait, je prenais plaisir à humer l'air frais de la nuit tout en observant les alentours. Et même si la nuit commençait à être bien avancée, je n'avais pas envie de dormir. Pourquoi devrais-je le faire maintenant de toute façon ? C'était absurde. J'avais encore sept heures devant moi, ou presque. Et puis, je pouvais très bien me passer de dormir une nuit si l'envie m'en prenait. Mais je ne le ferais pas. Le manque de sommeil rendait l'humaine qu'il y avait en moi plus faible. A quoi bon s'obstiner ? Quatre heures de sommeil au maximum me laissait quand même du temps libre. Un chouette hulula, me tirant de ses réflexions grotesques. Une autre, qui se trouvait dans la rue lui répondit et la première fila la rejoindre. Elles n'étaient pas seules. Cela me donnait envie. Avoir quelqu'un à qui parler, quelqu'un qui pouvait comprendre tout ce qu'on lui disait. Et le seul qui pouvait tenir ce rôle était certainement loin à présent. Et à cause de moi en plus ! La belle affaire ! C'était entièrement ma faute. J'étais définitivement seule... par ma seule faute. Et puis mince à la fin ! Pourquoi j'étais aussi têtue ? Un âne n'aurait pas fait mieux sérieusement ! Je soupirais d'énervement. J'en avais marre. Même si j'avais mis du temps, même trop, je me sentais à peu près capable d'assumer. D'avouer. J'avais envie...qu'il soit là. Oui qu'il soit là. Qu... qu'il me... me prenne dans ses bras et puis... qu'il me dise qu'il... était là, près de moi.
Je soupirais à nouveau, serrant les mâchoires sous les gifles réprobatrices de ma fierté. Néanmoins, avec ou sans ses coups, j'irais jusqu'au bout de mes pensées. J'étais plus forte qu'elle nom d'un chien ! Qui était-elle pour m'imposer son jugement ?! Un vraie dictature ! Dans un ultime effort, je repris les reines et prononçais ce que je ne me serais jamais crue capable.


« Kellan. Si tu savais à quel point tu me manques ... »



Je soupirais, un sourire discret se dessina aux coins de mes lèvres. J'avais réussie. Les deux chouettes qui se trouvaient un instant plus tôt sur l'arbre du voisin s'envolèrent subitement en provoquant un faible bruit de brassement d'ailes.


« Alice, nomma une voix venant de la rue. »



Au son de cette voix, quelque chose se déclencha à l'intérieur de moi. Je me mis instinctivement à chercher cette personne. Il ne me fallut guère de temps pour la localiser d'ailleurs. A l'abri des éclairages sous un arbre, quelqu'un me fixait. Je sus spontanément de qui il s'agissait. Son regard qui ne lâchait pas le mien semblait peser des tonnes. Ma respiration eut des ratés discret, mon c½ur tambourinait dans mes tempes. Tellement fort que je crus un instant qu'il l'avait entendu. Tout à coup, je le vis disparaître sans un bruit. Quelques secondes plus tard, avant que mon c½ur n'ait eut le temps de retrouver sa stabilité habituelle, il se tenait sur le toit ; juste en face de moi. Il plongea ses yeux dans les miens un instant. L'obscurité ne m'empêcha pas de contempler ses prunelles qui s'étaient dilatées pour mieux accueillir la nuit ainsi qu'un filament vert clair mélangé par endroit avec un marron profond qui l'entourait. M'arrachant à ce spectacle avec difficulté, je repris mes esprits. Craignant que le silence dévoile mon malaise, je le brisais rapidement.


« Kellan, murmurai-je en tâchant de calmer les ardeurs de mon pouls. Hum... ben alors pourquoi tu es revenu ?

- Il n'avait jamais été question que je parte. J'ai du juste... m'absenter.

- Pourquoi es tu revenu ? répétai-je me fichant complètement de qui l'avait poussé à partir. »



Enfin, pas tant que ça faut croire.


« Parce que tu me manquais. Mais je vois que je dérange, il vaudrait mieux que je m'en aille, déclara-t-il en se levant promptement.

- Non ! m'écriais-je en lui attrapant doucement le bras.»



Ce contact me fit frissonner. Il regarda ma main agrippée à son avant bras gauche puis leva les yeux vers moi, une étincelle que je ne su identifiée traversa ses pupilles. Derechef, je le lâchais. Mal à l'aise.


« Reste s'il te plait, murmurai-je d'une voix presque suppliante. Je suis sadique. »



Maintenant qu'il était là, je n'avais pas envie qu'il parte. Je pouvais l'avouer sans problème. Même à lui ! J'étais ahurie devant mon propre exploit. Malgré cela, il ne fallait pas m'en demander trop. Je pouvais l'avouer, mais pas de la façon la plus douce. Je pouvais me montrer particulièrement désagréable aussi. Et pourtant, il me sourit et se rassit.


« Ça me fait plaisir que tu me dises cela tu sais Alice. J'apprécie vraiment ta compagnie.

- Oui bon ça va j'ai compris, répliquais-je un peu froide.»



J'inspirais profondément, essayant de ravaler toutes répliques déplaisantes. Guettant également un soupir ou quoi que ce soit d'autre qui trahirait son exaspération. Mais apparemment, je n'étais pas au bout de mes surprises puisqu'il sourit, à nouveau. Il s'était peut-être déjà habitué à mon très fort caractère et à mes humeurs changeantes. Les paroles de mon père me revinrent alors en mémoire. Il voulait le connaître. Il était temps de lui dire. Sinon, il serait encore déçu et je n'aimais pas ça.


« A propos, lançai-je. Mon père veut t'inviter à la maison pour discuter avec toi.

- Ah bon ? s'étonna-t-il.

- Oui. Alors tu viendras ? poursuivis-je.

- Quand tu veux.

- Demain ?

- D'accord. Mais tu es sûre de pouvoir me supporter demain aussi ? me taquina-t-il.

- Faut croire que je suis capable de beaucoup d'exploit cet an ci ! m'exclamai-je, l'ombre d'un sourire aux lèvres.

- Bon je viendrais en fin de journée. Tu as prévu quelque chose pour demain après midi ?

- Non, rien, répondis-je naturellement.

- Tu n'accepterais pas par hasard de partager ta solitude avec moi ?

- A deux, ce n'est plus de la solitude, répliquai-je derechef.

- Ça dépend de la définition que tu donnes à la solitude. »



Je souris intérieurement. Alors il avait tant que ça envie de passer une journée en ma compagnie ?


« Alors ? poursuivit-il.

- C'est d'accord, soupirai-je faussement exaspérée.

- Super ! J'ai quelques petites choses à régler avant demain. Je te laisse, et sois prête à 13h ! lança t-il en s'éloignant déjà à tout vitesse. »



Je n'eus pas le temps de répliquer. Tant pis. Le principal était qu'il était revenu et qu'il ne prévoyait pas de repartir. Je ne pu retenir un sourire. Il était revenu. Et j'avais hâte d'être au lendemain. Je me réjouissais de passer toute mon après-midi avec lui. Cependant, quelque chose clochait, me faisait bizarre. Maintenant qu'il était là, j'avais l'impression que cette impression de vide quand il n'était plus là n'avait jamais existé. Comme s'il ne m'avait pas quitté, comme ci il ne m'avait jamais manqué. Mes souvenirs presque douloureux restaient les seuls vestiges des semaines passées. Mais une question subsistait. Était-ce sa personne qui m'avait manqué ou ce qu'elle représentait ? Ce n'était peut-être qu'une impression de manque. C'était normal. Quand quelqu'un vous suit constamment pendant des jours et que subitement il disparaît de la surface de la Terre, cela crée un vide. Un grand vide ? Certainement .. Pourtant, malgré les explications que je m'inventais, je n'étais pour l'instant pas en mesure de trouver la réponse juste. Et de le reconnaître me donnait des vertiges. Je ne dormis qu'à moitié cette nuit là, hantée par toutes ses questions qui torturaient mon esprit. Étant donné que me j'étais couché tard ( ou tôt, cela dépend des points de vues ), je me réveillais à 6h00. Mon père était en train de déjeuner en bas. Je l'informais que Kellan viendrait ici ce soir et que je passerais ma journée avec lui. Puis, en souriant, il fila au travail. Je me préparai rapidement. Et décidais de commencer ma rédaction de français qui était à rendre pour ce Lundi 16 Mars. Le sujet était assez simple. Écrire une histoire à partir d'une photo et d'une phrase. Grâce à mon imagination débordante, je n'eus pas de mal à trouver une histoire correcte. Je passais toute ma matinée à la travaillée, encore et encore. Me laissant allée au fil de ma plume qui savait, avec une aisance déconcertante, me guider. J'entendis les cloches sonnant midi et descendis à la cuisine. Mon père ne rentrant pas le midi, je me préparais un petit plat de raviolis et me fis réchauffé un verre de sang de porc que mon père avait acheté chez le boucher. Un repas complètement équilibré pour mon organisme en soit. Je pris plaisir à manger les raviolis, les mangeant presque à même le plat, risquant de me brûler la langue au passage. Qu'est-ce que j'avais faim ! Je soupirais d'aise en me rendant compte qu'à cet instant j'avais plus envie de raviolis que de sang. Même si j'optais pour le sang frais d'habitude, la nourriture humaine faisait partie de mon régime alimentaire. C'était déjà bien ! Étant donné que je n'avais pas besoin de mes pensées pour préparer à manger ou encore manger tout court, je fus obligée de repenser à Kellan. Je n'avais aucune idée de là où il comptait m'emmener. Mais cela était-il vraiment important ? Je ne pensais pas. J'étais tellement heureuse qu'il fut revenu que je pouvais balayer légèrement mes craintes. Mais je n'oubliai pas un seul instant que je ne le connaissais pas vraiment et restai donc prudente. Ce fut donc nerveuse que j'ouvris la porte d'entrée juste après que la sonnette ait retentit à 13h tapante.


« Salut ! Lança -t-il de bonne humeur.

- Salut, répondis-je. Alors où va – t-on ?

- Une petite surprise. Ne t'inquiète pas, je pense que cela va te plaire ! Mais je te serais reconnaissant si tu m'accordais le bénéfice du doute , je ne te connais qu'à peine pour l'instant.

- Ah bon ? ricanai-je.»



Il me fixa un instant avec une moue qui me fit rapidement changer d'avis. Ok Ok, nous allions jouer dangereusement. Pour une fois ..


« Hummm... d'accord, poursuivis-je, sceptique. »



Il m'adressa un sourire confiant et m'indiqua qu'il fallait le suivre. Ce que je fis sans problème avant de m'arrêtai brutalement quelques instants plus tard, surprise et effrayée de découvrir notre moyen de locomotion.


« Tu te moques de moi ? lançai-je incrédule.

- Pourquoi j'en ai l'air ? répondit-il en jouant avec mes nerfs.

- Tu veux que je monte sur cet engin ? m'exclamai-je, les yeux aussi rond que des soucoupes.

- Exact. C'est le principe d'une moto Alice, rétorqua-t-il sereinement. »



Comme ci rien ne pouvait l'atteindre. Je grimaçais. Franchement une moto ! Il n'y avait rien de pire que cela pour les accidents d'après les informations télévisées. Oui, j'y avais jamais mis les pieds dessus. Quoi c'est choquant pour une « fille » de mon âge ?! Super, je sentais que cette journée allait être hilarante ! Je soupirais. J'étais arriver jusque ici, avais-je épuisée tous les exploits dont j'étais capable ? Apparemment non étant donné que je me laissai embarquer sur cet engin quelques minutes plus tard. La vitesse atteignit rapidement les 100km/heures tandis que mon c½ur avait décidé d'en faire autant. Pourtant, elle ne m'impressionnait pas. Je ne m'accrochai même pas à sa taille. Étrange. Non, ce n'était pas la vitesse qui était à l'origine des tambourinements irréguliers de mon c½ur, j'en étais certaine. Mais alors ... était-ce cette proximité entre lui et moi qui avait ses effets ? Il ne manquait plus que ça ! Pendant que je me débattais pour ralentir mon pouls fougueux, la ville s'éloignait derrière nous en laissant place à la campagne. Kellan bifurqua sur un petit sentier sur la droite, nous enfonçant complètement dans la forêt. La moto perdit progressivement de la vitesse à mesure que l'on s'enfonçait dans les bois. Et soudain, je pris conscience de l'endroit où il désirait m'emmener. Il était là devant moi. Un ruisseau s'écoulait à une dizaine de mètres sur notre droite. L'eau glissait sur les rochers, le clapotis de l'eau était tout simplement magnifique. Les arbres crées de l'ombre sur ce petit coin d'herbe fraîche. Je m'approchais du ruisseau, fermant les yeux, humant cet air si pur.



Première partie du chapitre en ligne. Je m'excuse pour ce retard mais je ne peux vraiment pas faire autrement .. =/
En tout cas, j'attends vos avis, critiques bonnes ou mauvaises =)

# Posté le lundi 26 octobre 2009 05:25