[ Peax empruntée à EtreBella. Je vous conseille vivement d'aller voir ce Blog. Il est génial ! :) ] Tout le monde est vulnérable, même moi .
● " Nous étions si petit dans ce monde si vaste. Si vulnérable, tous autant que nous sommes . "
Alice . ●
Listen ► The Fray - Little House ♫ « Tu as quel âge ? C'était ta mère le vampire ? Demandai-je soudainement oppressée.
- Oui et j'ai dix-neuf ans. »
______Tout à coup tout s'effondra comme un jeu de carte mal disposé. Et si j'avais devant moi mon propre demi-frère ? Et si ma génitrice avait crée Kellan avant moi ? Si elle tentait de créer carrément une autre espèce ? Elle était tellement mauvaise que cet acte était très bien à sa portée. Tellement belle et démoniaque qu'elle n'aurait pas de problème à passé d'homme en homme pour avoir ce qu'elle désirait. Et puis, il fallait juste un soir...un terrible soir, pour qu'elle soit enceinte. C'était si facile... Soudain, prise d'un vertige je me laissais glissée contre le mur, m'asseyant par terre. Je suffoquais de colère. Des larmes ruisselèrent sur mon visage, brûlant mes yeux. Ma soif m'incendia de l'intérieur, tel un jaser de feu. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu'elle brise ma vie constamment ? Pourquoi s'acharnait-elle à me détruire depuis la naissance ? Pourquoi moi ? Pourquoi tout me retomber dessus ? N'avais-je donc pas le droit d'être heureuse ? Apparemment, cela m'était interdit. Pourquoi fallait-il qu'elle me brise ainsi ? Pourquoi ne pas me tuer directement ? A cet instant, j'aurais donné n'importe quoi pour mourir, pour qu'elle vienne enfin m'achever. Était-ce trop demandé ? Je ne croyais pas. Tant de questions, tant d'injustice, tant de malheurs s'entrechoquaient dans ma tête, provoquant un bruit monstre. Seul les sanglots se faisaient entendre dans cette pièce. Et le démon souhaitait systématiquement prendre le contrôle lorsque mon côté humain était plus faible. Mais je ne le laissait pas faire. Il manquait plus que cela. Le soulagement de mourir m'était inaccessible. Alors je ne laisserais pas le vampire m'enlever toute dignité. Je n'arrivais plus à penser. Cet espoir que j'avais eu devant les yeux quelques secondes plus tôt c'était envolé telle une fumée noire, laissant derrière un terrible goût d'amertume. Les yeux fermés, je fis le vide dans ma tête. Essayais du moins.
J'entendis Kellan qui s'approchait doucement de moi. Il savait que c'était dangereux de s'approcher d'un hybride lorsqu'il était dans cet état second. Mais il ne s'arrêta pas, s'approcha encore et encore. Et finit par s'asseoir à mes cotés.
« Ça va allée ... Là..., me murmura-t-il en glissant son bras derrière mon dos. »
Au son de sa voix, je me calmais légèrement. Me fichant qu'il soit aussi près de moi, je ne me défendis pas. Je n'en avais pas la volonté de toute façon. Il me fit basculé doucement sur lui. M'appuyant contre son torse, je me laissais allée. Les murs qui se trouvait devant moi devenait de plus en plus flou, de plus en plus sombre jusqu'à qu'ils finissent par disparaître complètement. Je me trouvais dans une sorte de trou noir, là où seules mes émotions étaient présentes. L'obscurité les rendaient plus puissantes, elle m'encerclaient, m'étouffaient. Les mots me piquaient férocement, les sentiments me lacéraient le corps. Dans un élan de raison, j'essayais de me sortir de cette transe en me débattant comme je le pouvais. Hélas, mes membres brassaient frénétiquement le vide. Alors que je croyais tout perdu, je sentis une douce pression autour de moi. Un contact apaisant. Je m'accrochais à cela comme une noyée. C'est alors que me revint à l'esprit que Kellan se trouvait avec moi. La chaleur qui m'envahit soudainement me donna de l'espoir et la certitude que si je m'accrochais à lui, tout s'arrêterait. Plus je restais près de lui, plus sa chaleur me submergeais. Le froid qui avait été présent quelques instants plus tôt s'évanouit, dissipant avec lui cet épais brouillard. La pièce se dessina à nouveau devant mes yeux fatigués. Je pris aussi conscience de la position dans laquelle je me trouvais. Les bras de Kellan m'encerclaient complètement en un geste tendre et sa joue était appuyée sur le sommet de mon crâne. N'aurai-je pas était encore dans cet état second, je me serais rapidement éloigné. Hélas, je n'étais pas plus capable de bouger que de parler. Sa voix qui murmurait sans que je ne puisse vraiment saisir le sens de ses paroles ainsi que les battements de son c½ur me calmaient comme une berceuse endormirait un enfant. Je ne savais pour qu'elle raison cela me faisait cet effet. Je n'avais jamais connue d'hybride, je n'avais donc aucun moyen de comparaison.
______Nous restâmes ainsi un long moment, jusqu'à que je puisse un tant soit peu remué le petit doigt. Plus le temps filait, plus je me rendais compte à quel point cette crise avait été violente, comme je n'en avais jamais connue. Je n'avais aucun contrôle sur elles d'habitude et encore moins quand elles se montraient aussi perspicace. Mes hormones d'humaines étaient plus déchaînées que la normale ce qui expliqué clairement ses emportements. J'y étais préparée pourtant. Mais là, elle m'avait pris au piège de ses serres. Et ce qui était certain c'était que s'il n'aurait pas était là, je ne sais quelle bêtise j'aurais commise. J'avais perdue tout contrôle..
______Cette journée là, je ne mis pas les pieds au lycée. D'un j'avais passée les trois quarts de ma journée avec Kellan et de deux, je n'avais pas du tout la force de faire comme ci tout allée bien. Cette crise m'avait complètement affaiblie et du coup, rendue dangereuse. Après ma crise, nous étions restés quelques heures dans le bâtiment, parlant de nos passés respectifs. Kellan m'avait appris que sa mère, était partit volontairement à sa naissance. Qu'elle chance pour lui. Combien il y avait de chance pour que l'ont soit de la même mère ? Beaucoup trop. Son histoire collée totalement à la mienne. Ma mère avait très bien pu, recommencer l'expérience avec mon père après son échec avec un autre homme. Ce qui avait donné Kellan. Il était né le 4 Décembre, soit 2 ans et 6 mois avant moi. Mon demi-frère, je n'y croyais pas. Comment avait-elle pu brisée d'autres vies ? Pour elle, il n'y avait rien qui puisse la faire reculer, il n'y avait rien qui la retenait d'atteindre son but. A part la mort. Uniquement la mort.
J'actionnais la poignée de la porte d'entrée et pénétrais doucement dans la maison. Mon père avait du recevoir le coup de fil du lycée pour mon absence puisqu'il m'attendait.
« Tu rentres tôt, me fit-il remarquer.
- Oui, je me sentais trop faible pour rester à l'extérieur, soupirais-je en m'asseyant sur une chaise de la cuisine.
- Le lycée a téléphoné pour m'avertir que n'es pas allée en cours aujourd'hui. Alice, que s'est-il passé ? Demanda-t-il inquiet.
- Je ... Je, bredouillais-je en sentant de nouveau les larmes me montaient aux yeux. »
Cependant, elles ne coulèrent point. J'avais épuisée mon cota de chagrin pour la journée on dirait. Néanmoins, les sanglots invisibles me secouèrent violemment et m'oppressèrent. J'eus même du mal à inspirer. Craignant une nouvelle crise, je me débattis de toute l'énergie qui me restait. Il ne fallait absolument pas que je la laisse me surplombait. Il y avait mon père à côté ! Non non. Je la repoussais de toutes mes forces. A mon grand étonnement, la crise s'inclina et s'éloigna furtivement. Reprenant mes esprits, je me rendis compte que mon père m'avait prit doucement la main, m'encourageant ainsi à continuer. Guettant qu'elle revienne, je me tendis comme un arc, ne laissant aucune émotions prendre le contrôle. « Elles ne sont rien face à moi. Je suis plus puissante qu'elles ! » répétai-je quelques instants dans ma tête, m'obligeant ainsi à y croire.
« J'ai rencontré un .. Hybride et .. j'ai des tas de raisons de pensais que .. qu'il est mon demi .. frère.
- Ton demi-frère ? Mais pourquoi pense tu cela ?
- Il est né 2 ans avant moi..., soufflai-je.
- Ça ne prouve rien ma chérie, me réconforta mon père. Rien du tout.
- Mais tu disais qu'elle était la dernière descendante. Si c'est le cas, ça ne peut être qu'elle.
- On ne peut être sûr de rien par les temps qui courent. Elle n'est peut-être pas la seule après tout. »
______Nous restâmes quelques secondes silencieux, tout deux dans nos pensées. Les dernières paroles insensées de mon paternel résonnaient dans ma tête. Si elle n'était pas la dernière, nous aurions déjà entendu parler des autres. Depuis dix-sept ans que nous restons à l'affut de tout ce qui pourrait prouver cette hypothèse, nous avions rien trouvé. Et les vampires ne savaient pas être discret enfin ! Les fines rides qui venait de naître sur la front de mon père m'apprirent qu'il cherchait une solution à me proposer. Il disait qu'il y avait toujours une solution pour toute chose. Et il était en train d'essayer de me le prouver.
« Il habite où ce garçon ?
- Euh ... je ne sais pas.
- Tu crois que tu vas le revoir ?
- Certainement, soupirais-je. Il m'observe depuis le début de l'année apparemment.
- Bon, ramène le à la maison. Nous discuterons ensemble.
- Mais papa, il est peut-être dangereux ! M'exclamais-je. Tu ne peux pas prendre le risque d'être blesser ou même pire !
- Ne t'inquiète pas ma puce ; je suis certain qu'il n'est pas mauvais.
- Comment peux-tu en être aussi sûr ? Lançais-je.
- C'est un hybride, tout simplement. Allez, maintenant monte dans ta chambre et n'oublie pas de l'inviter à la maison la prochaine fois que tu le verras. »
Je soufflais, énervée. Il accordait sa confiance à n'importe qui. Mais il semblait si sûr de lui, que je lui accordais le bénéfice du doute et donc n'insistais pas. Je montais dans ma chambre, ouvrit la fenêtre et m'installais sur son rebord. Regardant inlassablement les humains qui vaquaient à leurs occupations. Le coucher du soleil ne tarda pas ce soir là. Il descendit des cieux pour s'effacer derrière les montagnes, laissant sa place à la lune. Je trouvais fascinant cette organisation qui faisait partie du quotidien de tous. Végétaux, Animaux, Humains, Hybrides, Vampires. Toutes ses espèces remis dans le même sac. Finalement nous n'étions pas si différent. Les démons n'existeraient pas sans les anges. C'était l'ordre des choses. Nous étions si petit dans ce monde si vaste. Si vulnérable, tous autant que nous sommes.
______Les heures passèrent, et je n'avais pas bougé. Je n'en avais pas envie. J'écoutais d'une oreille distraite les faits et gestes de mon père au rez de chaussé en même temps que je regardais ce chien qui dépouillait les poubelles à l'autre bout de la rue. Ce fut seulement lorsque toute vie s'endormit autour de moi que je décidais d'aller faire de même. Après avoir fermé à demi la fenêtre de ma chambre, je m'allongeais sur mon lit. Le sommeil eut raison de moi seulement quelques minutes plus tard.
______Je me réveillai une bonne heure avant le lever du soleil. La fenêtre entrouverte laissait passer cet air frais et si pur du petit matin. Pour autant, je ne me levai pas. Une autre journée s'annonçait. Et je n'en avais pas envie. Je redoutais de le revoir. J'étais gênée en fait. Je m'étais laisser allée avec lui alors que je ne le connaissais pas. Il avait vu ma souffrance, mes larmes. Il avait vu tout ce que j'essayais de cacher. Comment tout cela allait évoluer maintenant ? Qu'avait-il compris de la raison de ma souffrance ? Je n'étais pas prête à le savoir, c'était certain. Pourtant un jour, il faudrait bien que l'on se reparle. C'était inévitable. Mais pas aujourd'hui.
Je me préparai pour le lycée et partie un peu plus tôt que d'habitude. Je n'avais pas envie que mon père me répète que je devais inviter Kellan. Ce soir, je lui dirais que j'avais oublié.
Première partie du chapitre en ligne. Et je suis désolée mais je ne sais pas du tout quand je pourrais poster la deuxième partie avec la reprise des cours =/ . Le lycée va me prendre beaucoup de temps cette année puisque je passe en 1er S ... En tout cas, j'espère que cette première partie vous a plut et n'oubliez pas que j'attends vos avis, critiques bonnes ou mauvaises =)
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● " Mais ci cela me rendait vulnérable ? "
Alice . ●
Listen ► Vanessa Carlton - A Thousand Miles♫
______ A mon arrivée au lycée, je remarquais qu'il y avait de nouveaux surveillants. Ils étaient tous là à une dizaine de mètres devant moi. Ils discutaient comme tous les matins à côté de la grande cour. Alors que je regardais le panneau indiquant les professeurs absent, une voix attira mon attention. Je me retournai et scrutai la foule en direction de ce son. Sa voix. Je ne mis pas longtemps à le trouver. Accoudé contre un mur, l'endroit réservé aux surveillants. Il avait été pris comme surveillant ! Le comble ! A ce moment là, il se retourna et je croisais de nouveau son regard. Kellan. Il me regarda, s'avança pour me parler. Comme pour répondre à mon appel à l'aide, la sonnerie retentit et je filais en cours. L'évitant de peu. J'avais l'impression que la pendule même avait envie que les cours s'achèvent. Victime du temps, je regardai avec détresse la grande aiguille filant avec vélocité et me narguant à chaque fois qu'elle atteignait dix minutes de plus. Entraînant avec leur malheur, l'arrivée imminente de la récréation. Je partis d'un pas vif à la bibliothèque, cherchant à reculer le moment où il me parlerait. Avec une infime chance, il n'aurait pas l'idée de passer à cet endroit du lycée. Je n'avais tout de même pas la figure d'un rat de bibliothèque ! Et dire que j'avais escompté le fuir encore quelques jours ! Je m'étais bien mis le doigt dans l'½il pour le coup ! Maintenant qu'il était surveillant, ce n'était plus une question de jour mais d'heures. L'étau autour de moi se resserrait. Je me sentis rapidement oppressée. Je ne devais pas rester là. Un frisson me parcourut l'échine et je décidai de rentrer chez moi. Un peu d'école buissonnière n'avait jamais fait de mal à personne ! Sauf moi apparemment puisque je me heurtais à quelqu'un en refermant la porte derrière moi. Non, ce n'était pas quelqu'un. C'était bien pire. Je me heurtais à lui. Et zut !
« Salut, me dit-il en souriant.
- Que fais-tu ici ? Lançais-je l'innocence personnifiée.
- Je viens d'obtenir un super poste. Surveillant ! Mais ne joue pas à ça avec moi. Tu m'as vu toute à l'heure et tu t'es pratiquement enfuie en courant ! S'exclama-t-il doucement.
- Oh mais j'ai des cours moi je te signale !
- Ah donc tu avoues que tu m'as vue ! S'extasia mon interlocuteur, ravie de sa découverte. »
Le goût de la rage m'envahit la bouche. Je serrais les poings à l'instar de la mâchoire. Il était impossible ! Je le haïssais ! Je fulminais complètement et pourtant ne dis rien. Incapable de prononcer un mot sans crier des insultes qui n'aurait eut pour conséquences que d'attirer l'attention.
« Que je me souvienne, tu n'avais pas si hâte d'aller en cours lorsque je t'observais avant que je ne sois surveillant, reprit-il calmement. »
______ Je ne relevai pas sa remarque, le contournant pour pouvoir allée là où je le voulais au départ ; c'est à dire prendre l'air. Sortir d'ici. Ne plus jamais le revoir. Seulement je sentis qu'il me suivait. Ne fit rien pour autant. Donc il ne voulait pas me lâcher. La confrontation devenait inévitable. Elle se ferait ici même, dans quelques instants. Je partis m'asseoir sur un banc, légèrement reculé des autres. Comme je l'avais prévue, il vint s'asseoir à mes côtés.
« Tu vas mieux ? Demanda-t-il un peu inquiet.
- Comme tu peux le voir, rétorquais-je peut être un peu trop durement. »
Après tout, il avait été là pour moi. Il avait été là pour une inconnue. Et d'un côté, je lui étais redevable. Or mon égo et ma fierté n'était pas du même avis. Un silence tendu s'installa entre nous. Pour une fois, ce n'est pas lui qui le rompit.
« Vas-tu me dire pourquoi tu m'observes depuis si longtemps ? »
Il sembla réfléchir à la réponse qu'il allait me donner. Il ne semblait pas gêner par celle ci étant donné qu'il ne me quittais pas des yeux. Moi même, j'en étais incapable tant j'étais perdue dans les profondeurs de ses prunelles. Son regard renversant me fit chavirer, tandis que mon c½ur se serrait.
« Vas-tu me dire comment tu t'appelles ? demanda-t-il malicieux.
- Depuis le temps que tu m'observes tu devrais le savoir, répliquai-je d'une voix posée qui me surprit.
- En effet. Cependant, n'importe quel prénom qui t'ai été donné, cela n'a pas d'importance au fond : tu restes la même, poursuivit-il en me coupant l'herbe sous le pied.
- Alice, je m'appelle Alice, avouai-je vaincue. »
Un bref silence s'installa. Même si cela me démangeait, je me retins de lui redemander des explications. J'avais déjà été très désagréable et je ne souhaitais pas le faire fuir avant d'avoir la réponse à ma question. Et ce fut de lui-même qu'il intervint.
« Cela fait plusieurs années que je te cherche, ou plutôt que je cherche une personne comme moi. Mon oncle étant de la police, il m'a aidé. J'ai beaucoup voyagé, cherchant un potentiel hybride. Sans jamais rien trouvé. Jusqu'au jour où je suis venue au lycée en tant que stagiaire...
- Stagiaire ? Le coupai-je.
- Oui, une couverture comme une autre pour pouvoir observé tranquillement, répondit-il en levant les yeux au ciel comme ci la réponse était évidente. Très vite je t'ai remarqué. Les demi vampires ne passe pas vraiment inaperçu, ils se fondent plus dans la masse que les vampires à part entière mais sont quand même facilement repérable. Depuis ce jour, je ne t'ai pratiquement jamais perdue de vue.
- Quoi ?! Tu n'as donc que ça à faire ? M'épier ? M'emportais-je, furieuse que cet inconnu ait passé tout son temps à m'observer.
- Je suis curieux. Tu es la première personne que je vois comme moi et vu le comportement que tu as, ce doit être pareil pour toi.
- Quoi mon comportement ?
- Renfermée, seule. Tu ne parles jamais à personne. Et puis tellement que tu t'étais renfermée sur toi même, tu n'as même pas remarqué que je t'observais !
- Je fais ce que je veux ! Ce n'est pas tes affaires ! Cette conversation est terminée, concluais-je en me levant brusquement du banc. »
Il n'eut pas le temps de répondre que déjà je filais à grandes enjambées vers l'établissement.
Il ne chercha pas à me rattraper. Se contentant de me regarder m'éloigner. J'étais perturbée. Agacée. Comme se fait-il que je n'aie même pas remarqué qu'il m'observais constamment ? Ai-je tellement repoussée ma nature d'hybride que mes sens en soient réduits à seulement ceux des humains ? Une bonne nouvelle, d'un côté. J'étais plus humaine que vampire. Cela me rendait joyeuse. Mais ci cela me rendait vulnérable ? Une idée qui me rendait malade. Après cela, les cours me semblèrent le dernier de mes soucis. Par contre Kellan avait gravit l'échelle de mes préoccupations. Super il gagnait la deuxième place !
______ Sans trop m'en souciais, je me rendis en salle de français. Il était pour l'instant hors de question que je rentre chez moi, puisque le lycée appellerait mon père et il serait difficile d'expliquer autant d'heures de cours séchés. Alors qu'une voire deux heures s'avéraient relativement simple. Et puis, je préférais éviter les mensonges étant donné que j'avais horreur de ça. Non, le mieux était que je reste encore un peu en classe. Même si cela semblait illogique, il n'y avait que là que je pouvais laisser libre cours à mes pensées. Ces dernières étaient toute tournées vers ma nature de vampire qui m'échappait, et ensuite sur Kellan. Et en plus de ça, comme une mauvaise nouvelle n'arrivait jamais seule, mon père allait être furieux ! Je n'avais pas invité Kellan à la maison. Oui, bon j'avais fait exprès d'oublier en quelques sortes. Mais enfin je le connaissais à peine ! Et pour enfoncé encore plus mes doutes sur sa personne, ses sens de vampires étaient plus aiguisés que les miens. Mes réflexions furent interrompue par la sonnerie annonçant la fin du cours.
______Ce midi là, je ne me rendis pas au self. Il y serait certainement et il se trouvait qu'il était la dernière personne que je désirais voir. Tu parles d'une nouvelle ! Je partis donc en direction du lac, là où je pourrais être tranquille. A 13h00, je repris le chemin des cours la tête baissée. Je ne fis pas plus attention à ce que disait le professeur qu'à la mouche qui était posée au plafond. Ce fut aussi simple que cela toute l'après-midi. Enfin, jusqu'à 16h20 puisque je ne pris pas la peine d'aller en chimie. Je n'avais vraiment pas la tête à supporter mon professeur et ses expériences inutiles sur les réactions des espèces chimiques. Je pris donc la facilité et partis prendre mon métro un peu plus tôt que d'habitude. Il me suffirait de dire à mon paternel que le professeur était absent. Et j'excuserais l'appel du lycée en disant qu'un autre professeur avait du prendre la classe au dernier moment. Pourquoi se prendre la tête pour des choses aussi futiles ? A mon soulagement, je ne vis pas celui que je cherchais désespérément à fuir sur mon chemin. Je ne tardais pas non plus dans les rues de la ville et rentrais donc directement chez moi. Mon père n'était pas encore rentré et par conséquent, la maison était fermée à clés. Je pris le temps de regarder discrètement autour de moi pour repérer d'éventuels curieux avant de m'accroupir légèrement. Puis à l'instar d'un chat, je sautais sur l'avant toit, où un nom du genre. Marchant tranquillement dessus, j'arrivais sans mal jusqu'à ma fenêtre. Je l'ouvris facilement et me glissais à l'intérieur. Super facile. J'adorais faire cela. Pour faire passé le temps, je pris un de mes bouquins et le commençait. La tactique fonctionna à merveille puisque j'arrivai à ne plus trop réfléchir à ce qui allait se passer le lendemain. J'entendis mon père qui se garer dans l'allée. Je n'y fis pas attention et lorsqu'il rentra, je fis exprès de laisser tomber le livre sur le sol. Créant ainsi un bruit l'avertissant d'une présence.
« Alice ? demanda-t-il suspicieux.
- C'est moi, répondis-je. »
Cette technique marchait toujours. Je souriais. Genre je tomberais un livre moi ! Je ne tombais jamais rien qui ne soit voulu. Mes réflexes étaient ... faisaient partis de mon côté vampirique on va dire. Comme tant d'autres choses en fait. Et que je le veuille ou non, ils était une part entière de moi. Et cela, je ne le changerais jamais. Soudain mon sourire, qui était resté figé après mon stratagème réussit du livre, s'effaça. Mon père montait les escaliers, direction ma chambre. Je retins mon souffle. Priant pour que mon visage ait retrouvé une expression sereine. La porte de ma chambre s'ouvrit et mon père se dessina dans l'encadrement.
« Alors tu l'as vu aujourd'hui je suppose ?
- Pourquoi tu supposes ? lançais-je en feignant l'indifférence. »
Mais enfin c'était donc gravé en majuscule sur mon front ?!
« Parce que tu ne serais pas rentré plus tôt que prévu si quelqu'un ne t'avait pas fait fuir.
- Hé ! Je n'ai fuit personne ! M'exclamais-je, outrée de me rendre compte que c'était le cas. »
Il leva un sourcil. Il savait qu'il avait raison et à ce stade là, c'était bien le pire. Je baissais les yeux.
« Tu ne lui a pas dit aussi n'est-ce pas ? réprimanda-t-il d'une voix douce.
- Euh oui désolée, j'ai oublié, répondis-je faussement penaude.
- Chérie.., murmura-t-il en s'approchant de moi.»
Il s'assit à mes côtés sur le lit. Ses yeux trahissait sa réflexion et je me demandai bien ce qu'il allait me dire. Puis, en hésitant légèrement il se lança.
« Tu sais, je suis absolument certain qu'il n'est pas dangereux, qu'il ne me fera aucun mal. Et je pense que tu devrais le comprendre mieux que quiconque. Il est comme toi. A moitié humain. Et tu es comme lui Alice. Ta conscience est pareille que la sienne ; il est impossible qu'elle soit différente. Est-ce que toi tu ferais du mal à quelqu'un là maintenant ?
- Non mais ..., murmurai-je, déstabilisée par la véracité de ses propos.
- Mais quoi ? Il n'y a rien d'autre à ajouter ma chérie. »
______ Il avait raison. J'avais tort. Il était comme moi. Et je savais que prendre la vie était une chose terrible, je l'avais trop de fois imaginée. Il n'était pas dangereux, il était temps pour moi de l'admettre. Il ne voulait que mon bien peut-être... je ne savais pas. Je ne le connaissais pas. Demain, s'il venait je lui demanderais de passer à la maison. Seulement s'il venait. C'était bien moins sûr. J'allais quand même pas lui courir après pour lui dire ! Manquait plus que ça ! Néanmoins, était-il possible qu'il soit aussi déterminé que moi je l'étais ? Hum ... Il y avait de fortes chances... Chapitre posté dans son intégralité ! J'espère qu'il vous a plut ! Dites moi tout ce que vous en pensez, critiques bonnes ou mauvaises ! =) . Prochain chapitre pendant les vacances d'Octobre au pire ! La Bise♥ .
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